Une enquète récente montre que les seniors se sentent peu concernés par le virus du sida, que très peu d’entre eux ont recours au dépistage du sida et se protègent moins que les autres personnes.

Ce sont, en quelques mots, les analyses que l’on peut faire d’une vaste enquête menée par l’institut OpinionWay en septembre et octobre 2014 sur 1 310 individus âgés de 50 à 70 ans.

Notion de « groupe à risque »
Pour beaucoup de seniors, les personnes à risques restent celles définies lors des premières manifestations du sida: homosexuels, usagers de drogues par injection, …
Bien que les risques concernent chacun d’entre nous, les seniors ne se sentent pas concernés … d’ou des comportements « à risques ».

Les seniors se protègent moins
Parmi les plus de 50 ans ayant une vie sexuelle avec des partenaires multiples, l’enquète montre que 40 % des seniors déclarent n’avoir jamais utilisé de préservatif au cours des 5 dernières années (contre 12 % chez les moins de 50 ans).
Or, avec l’age, les risques augmentent.
Pour preuve, les seniors (plus de 50 ans) sont passés de 12 % des cas de VIH diagnostiqués en France en 2003, à 18% en 2012 ! Bientot 20% ?

Peu de dépistage
Ne se sentant pas concernés, peu de seniors effectuent des tests de dépistage du virus du sida: près de 60 % des personnes interrogées reconnaissent n’avoir jamais fait de test (environ 40 % des moins de 50 ans).

Des risques accrus en cas de VIH
Avec l’age, l’organisme est plus fragile, avec des défenses immunitaires moins efficaces.
En cas de contamination par le VIH, les risques sont donc plus importants, et les traitements sont aussi moins efficaces.

D’ou l’importance d’une meilleure sensibilation de l’ensemble de la population, et en particulier des seniors.
On estimait en 2012 qu’il y avait 50 000 personnes touchées par le VIH et qui l’ignorent. Combien de seniors parmi ceux-ci ?

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